01 - La Malédiction de la Momie

Titre original: Goosebumps n°5 The Curse of the mummy's tomb
Titre Québécois: Chair de Poule n°6 Le Tombeau de la Momie

Traduction: Jean-Baptiste Médina.
Écrit en 1992; première édition française en juin 1995.Couverture: illustration de Henri Galeron.


TV: Pas d'épisode télé


Dos de livre: Gabriel s'est perdu dans une pyramide. Sa cousine Sari, qui était dans la galerie devant lui, a mystérieusement disparu. Mais Gabriel a l'impression de ne pas être seul. Qui est là avec lui dans les ténèbres? Peut-on troubler le repos millénaire de la prêtresse Khala sans courir de danger?



Notre avis: Une aventure épique au fin fond de l’Égypte et au milieu des mystères des pyramides! Dépaysant et effrayant à souhait! Une très bonne histoire remplie de surprises!


 


Autres couvertures: 







Anecdotes: Ce roman de momies de RL Stine est le cinquième livre de la collection originale. Bayard Poche, l'éditeur français, l'a préféré en premier et donc en ouverture du lancement de la série en France. Il existe un film du même titre, réalisé par Michael Carreras et datant de 1964, qui traite avec beaucoup de similitude du même sujet. 



41 - Le Mangeur d'Hommes

Titre original: Goosebumps #55 The Blob that Ate Everyone 
Titre Québécois: Chair de Poule #56 Un Monstre Plus Vrai que Nature

Traduction: Smahann Ben Nouna
Écrit en 1997; première édition française en juillet 1998.
Couverture: illustration de Jean-Michel Nicollet


Dos de livre: Zack Beauchamp aimerait tellement écrire des romans d'épouvante et devenir un écrivain mondialement connu! Aussi est-il enchanté de dénicher une vieille machine à écrire dans une boutique d'antiquités dévastée par un incendie. Seulement, la machine se révèle être un objet étrange et dangereux. Chaque histoire terrifiante que Zack invente devient réalité...





Notre avis: Une histoire un peu confuse qui part dans tous les sens. On retiendra une idée originale mais pas très bien exploitée. 

Note: 6/10

Autres couvertures:



Anecdotes: Le Mangeur d'Hommes s'appelle le Blob dans la version originale, en référence au film culte du même nom. Ce tome est le premier à être ré-édité avec le nouveau graphique de la collection de livre "Chair de Poule" en 2017.



http://www.chairdepoule.com/2015/04/41-le-mangeur-dhommes.html#comment-form

Premières Infos sur "Chair de Poule 2"


Les studios Sony Pictures viennent d'annoncer la sortie au cinéma de "Chair de Poule 2" le 26 janvier 2018 aux États-Unis, soit dans un peu moins d'un an. La sortie française est quand à elle fixée au 18 avril 2018, même si tout peut encore changer d'ici là. La plupart des membres de l'équipe originale sera de retour: Rob Letterman à la réalisation, Deborah Forte et Neal H. Moritz à la production et Darren Lemke au scénario.

Côté casting, rien d'officiel: Jack Black, qui interprétait RL Stine dans le premier film, n'a toujours pas signé mais devrait le faire bientôt. Idem pour les autres comédiens.

Avec un budget de 58 millions de dollars, "Chair de Poule" a rapporté plus de 150 millions de dollars à travers le monde. Une suite avait été annoncée dès avril 2015, soit à peine six mois après la sortie du premier volet.


"La Maison Hantée de la Rue de Feyuz" d'Abdurrahman AKBULUT


Ça y est, on a  déménagé. Je ne verrai plus mes amis, mon école et mon quartier. Pour commencer, je m'appelle Amsterdam et je suis un garçon de 12 ans. Pour moi déménager n'était pas facile, mais comme mon père a trouvé un travail ailleurs, c'était une obligation. Si j'avais su ce qu'il allait nous arriver dans notre future maison, j'aurais tout fait pour ne pas déménager.
-Les enfants nous sommes presque arrivés, dit maman avec un petit sourire.

Je ne peux pas dire que j'étais aussi content qu'elle.  Les maisons de ce village sont si vieilles que je me sens au XXème siècle.
-Voilà nous sommes arrivés, dit papa.
-C'est pas une maison mais un château !

Mon petit frère était très content. Il a 9 ans et on peut dire qu'il ne me ressemble pas du tout. Je suis plutôt courageux comparé à mon frère qui est très peureux.
-Amsterdam, t'attends quoi pour descendre de la voiture ?

La rue s'appelle Feyuz numéro 13. Je ne leur ai rien dit mais j'avais un mauvais pressentiment. Cette maison me donnait la chair de poule.

-Cette maison a été construite y'a plus d'un siècle, dit Marc, celui qui nous a vendu cette maison.
-Tu entends ça Julie, toi qui aimes les choses anciennes tu dois être servi, dit papa à ma mère.

J'ai à peine mis mon pied dans la maison que j'ai eu l'impression que quelqu'un m'observait.

La nuit, je n'ai pas pris plus de cinq minutes pour réussir à m'endormir.
Je me suis réveillé brusquement avec un bruit de sifflement. En tournant ma tête à ma droite, mon cœur a arrêté de battre. Un homme mystérieux m'observait avec deux yeux rouges. Je voulais crier ou chercher de l'aide mais j'étais paralysé. J'ai ouvert mes yeux et compris que ce n'était qu'un rêve. Il faisait jour mais j'étais encore sous l'effet de mon cauchemar. Je suis sorti avec mon frère pour visiter le village et voir nos nouveaux voisins. Ça ressemble à une ville fantôme. Après plusieurs minutes, on n’a toujours vu personne...jusqu'à entendre...
-Bonjour vous deux qui êtes vous?
C'était un garçon qui devait avoir mon âge et une fille se trouvait à ses côtés.
-Nous sommes nouveaux dans ce village.
-Je me présente je m'appelle Ebimoz et elle c'est ma sœur elle s'appelle Metônaf.

Drôle de prénoms. C'est la première fois que j'entendais ces prénoms mais j'ai préféré ne faire aucune remarque pour ne pas les vexer. Ebimoz et Metônaf avaient de grands yeux bruns très clair et un petit sourire chaleureux.
-Et moi je m'appelle Amsterdam, lui c'est mon petit frère, il s'appelle Matt.
-Dans quelle maison avez vous emménagé?
-À 13 rue de Feyuz.
Après avoir dit cela, ils nous ont observés avec attention. Puis Ebimoz a dit avec un sourire diabolique:
-Vous êtes les bienvenus dans votre dernière maison.
Dernière maison ? Je n'avais pas très bien compris ce qu'il voulait insinuer. En rentrant à la maison, j'ai vu d'autres personnes, mais ils préféraient nous ignorer comme ci on était infectés.
-Drôle de personnes, dit Matt avec peur.
Malgré que je sois courageux, je sentais une peur qui me submergeait.
-Papa, pourquoi nos voisins nous ignorent-ils comme ça?
-C'est qu'ils ne doivent pas être très accueillant, c'est tout.

J'aurais vraiment voulu que ce soit la seule raison.

- À table tout le monde, cria ma mère depuis la cuisine.
Alors que j'allais descendre à la cuisine, j'entendis des murmures. Je regardais autour de moi et à la fenêtre, mais personne en vu. Quelque chose ne tourne pas rond dans cette maison. J'avais l'estomac noué. Je n'ai pas pu manger grand chose. Puis en montant les escaliers, les mêmes murmures retentissaient. Il y avait quelqu'un dans la maison!
-Papa, maman y a quelqu'un dans la maison! J'ai entendu des murmures.
-Amsterdam, n'essai pas de faire peur ton frère.
-Je n'essaye pas de le faire peur papa, c'est la vérité!

Mais ils n'ont pas voulu me croire. Apres que Matt ai pleuré, mes parents m'ont envoyé dans ma chambre.
Le lendemain, je suis sorti me promener. Les nuages couvraient le ciel. Il faisait presque sombre en pleine journée. Tout à coup, j'ai senti que quelqu'un me suivait. En me retournant, j'ai aperçu une fille que je n'avais pas vue auparavant.
-Salut je m'appelle Rose et toi?
-Salut je m'appelle Amsterdam.
-Je suppose que tu es nouveau dans ce village. Moi j'habite à la rue juste à côté de la bibliothèque et toi ?
-Moi j'habite à 13 rue de Feyuz.

En entendant ça, ses yeux bleus se sont ouverts comme ci elle avait aperçu un monstre.
-Désolé mais il commence à faire tard je ferai bien de rentrer chez moi.

Elle ne m'a pas laissé le temps de dire quoi que ce soit, qu'elle était déjà partie.
Je commençais à me dire qu'il y avait vraiment un problème chez les habitants de ce village...ou qu'on n'était pas les bienvenus.

En rentrant chez moi, j'ai aperçu notre voisin qui habite la maison qui se trouve à gauche de la notre. Il m'a observé pendant quelques instants depuis la fenêtre, puis avec un air triste il a fermé la fenêtre. J'aurais voulu lui demander pourquoi personne ne veut nous parler, mais je me suis retenu.

Le soir, les mêmes murmures ont retenti. Il y a quelqu'un dans cette maison il n y a aucun doute.
-Amsterdam arrête de te faire du souci pour rien. La maison n'a aucun problème. Les voix que tu entends sont seulement dans ta tête. Donc arrête.
-Papa je ne suis pas fou il y a des personnes dans cette maison j'en suis certain.

Mon père n'a pas voulu m'entendre comme d'habitude. Je passe pour un fou.

La nuit, je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Alors je suis allé à la cuisine pour boire un peu d'eau. Quand j'ai ouvert la porte de la cuisine, je suis resté pétrifié.

Deux personnes diaboliques étaient assises et m'observaient de leurs yeux de démons.
-Aaaaaaahh, j'ai crié de pleins poumons.
-Qu'est ce qu'il se passe ici ? Amsterdam pourquoi as-tu crié ?
-Maman regarde dans la cuisine. Vite y a deux personnes.
-Non Amsterdam t'as dû faire un cauchemar, il n y a personne.

Je me suis retourné vers la cuisine, effectivement ils avaient disparu.
-Je n'ai fait aucun cauchemar, je vous dis qu'il y avait deux personnes.

Mais c'était trop tard, ils ne m'ont encore pas cru.
Le lendemain, j'ai revu Ebimoz et Metônaf. J'ai décidé de leur expliquer ce qu'il s'est passé chez nous.
-Ca doit être seulement un cauchemar, rien de plus.
-Mais alors pourquoi est ce que tous les voisins nous esquivent.
-Ne t'inquiète pas, ici les gens ne sont pas très accueillant. Rien de plus.

J'ai passé le reste de la journée à parler avec mes amis au téléphone. Eux au moins sont les seuls à me croire.
-Amsterdam tu n'as pas faim ?
-Non maman je ne veux rien manger.

La batterie de mon portable était vide. Je me suis souvenu qu’elle était au grenier. Moi qui est courageux, comment se fait-il que j'avais peur de monter au grenier ? C'était la nuit et j'étais le seul qui ne dormait pas. J'ai pris mon courage à deux mains et je suis monté au grenier. Mais si seulement j'aurais pu descendre du grenier aussi facilement que je suis monté.

Il faisait noir, j'ai dû prendre ma lampe de torche car il n'y avait pas de lumière. Les murmures ont retenti. J'entendais des voix qui me menaçaient. La peur me glaçait le sang.  Mais j'essayais de me contrôler. Des rires retentissaient de plus belle. C'était des sourires démoniaques. Je cherchais ma batterie à toute vitesse pour pouvoir redescendre.
-Où est cette fichue batterie ?
Après l'avoir trouvé, j'ai essayé de descendre mais la porte était verrouillée. J'étais pris au piège.
-Qui m'a enfermé ? Y'a quelqu'un ? Maman, papa aidez moi, je suis enfermé.
Je ne me contrôlais plus. Les voix s'approchaient de plus en plus.
-Vous êtes en danger.
-Qui êtes-vous ? Pourquoi vous ne nous laissez pas tranquille ?

C'est à ce moment là que j'ai aperçu à nouveau les deux personnes aux yeux de démons.
-Au secours !

Puis la porte c'est ouverte brusquement. C'était ma mère et mon père qui étaient venus.
-Amsterdam ça va ? Pourquoi as-tu crié ?
-La porte était verrouillée, j'étais enfermé ici.
-Non Amsterdam la porte n'était pas verrouillée. Tu as du rêver.

Ce n'était pas possible. La porte s'était ouvert toute seule et les deux démons avaient disparu.
Cette nuit je n’ai préféré rien expliquer à mes parents. Ils ne m'auraient pas cru.
Le lendemain, quand j'étais entrain de me promener j'ai vu Rose. Elle était entrain de m'observer de loin.
-Salut Rose, comment ça va ?
-Très bien merci et toi ?
-Bien. Pourquoi est ce que la dernière fois tu es parti sans même m'adresser la parole?
-Il faisait tard, j'étais obligé de rentrer.
-Je sais que c'est parce que j'habite à 13 rue de Feyuz.
-Désolé mais mes parents ne veulent pas que je parle avec les personnes qui habitent cette maison.
-Mais pourquoi ? Qu'est ce qu'elle a cette maison ? Peux-tu m'expliquer s'il te plaît ?
-Je n'en sais pas plus que ça. Mais si tu veux en apprendre plus il faut le demander au bibliothécaire. Il est le plus ancien du village. J'en suis sûr qu'il aura la réponse.
-Rose, demain on va voir le bibliothécaire alors. Tu m'accompagnes?
-C'est d'accord, je viendrai avec toi.

Après s’être dit au revoir, j'ai pris la route pour rentrer chez moi. Les voisins m'observaient comme toujours, mais ne disaient rien. Je suis sûr qu'ils savaient ce qu'il se passe mais ils n'osaient rien dire.
-Salut Amsterdam comment ça va?
-Salut Metônaf et Ebimoz, comment allez-vous?
-Très bien, me répondit Metônaf d'un ton chaleureux comme d'habitude.

Notre voisin qui a vu Ebimoz et Metônaf a tiré une tête de mort, et s'est éloigné en vitesse.
-Pourquoi est ce que notre voisin vous a observé de cette façon?
-Ce n'est rien, il a tout simplement horreur de moi et de ma sœur.

Puis, je suis rentré chez moi.
-Alors Amsterdam, je vois que tu commences à apprécier d’être ici, dit papa d'un air heureux.
-Oui beaucoup, répondis-je avec sarcasme.
-Amsterdam, j'entends aussi ces voix.
-Toi aussi Matt ?
-Oui, mon papa et ma maman ne veulent pas me croire.
-Ce n'est rien, ne t'inquiète pas on va bientôt être sauvé de ces horreurs.
-Patrick nous sommes là depuis plusieurs jours mais nos voisins sont encore froids avec nous. Ils nous ignorent. Je ne comprends pas.
-Je suis dans l'incapacité de connaître la réponse à ta question Julie, je ne comprends pas aussi. Je n'ai jamais vu des gens aussi froids de ma vie. Mais il va falloir faire avec.

Ce soir au dîner, il y avait un silence de mort. Personne ne se causait. On était tous plongés dans nos pensées. La nuit tombée, j'ai entendu encore ces bruits insupportables.
-Prenez garde à vous.

C'est des menaces ou des mises en garde, je ne sais pas, mais je n'en pouvais plus.  Ces bruits allaient me faire perdre la tête.
-Je n'ai pas peur de vous, vous entendez? Je n'ai pas peur, criais-je avec rage.

Apres un sommeil mouvementé, je me suis réveillé dans un sursaut. C'était le matin. Le jour où j'espère pouvoir percer le secret de cette maison et des ces voisins.

Je suis sorti vers la fin de l'après midi pour trouver Rose et aller à la bibliothèque.
-Salut Amsterdam, alors t'es prêt ?
-Salut Rose, je suis entièrement prêt.

Puis nous partîmes à la bibliothèque.
La bibliothèque était vide. Nous sommes allés à l'accueil, puis un vieil homme vêtu de noir s'approcha de nous.
-Bonjour les enfants que voulez vous?
-Je me présente, je m'appelle Amsterdam et j'habite dans la maison de 13 rue Feyuz. Depuis notre arrivé, j'entends des voix et je vois des personnes chez moi. Les voisins ne font que nous ignorer. Et mon amie Rose a dit que vous pourriez savoir les raisons de cela.

Après avoir dit cela, il me dévisagea bizarrement.
-Mon garçon, je sais ce qu'il se passe dans cette satanée maison. Je vais tout t'expliquer, mais prépare toi à avoir très peur. Peux-tu me redire le nom de la rue où tu habites ?
-13 rue de Feyuz.
-Feyuz n'est pas un nom un peu bizarre ? Réfléchi un peu est-ce l'anagramme d'un autre mot ?

Après avoir réfléchi un bref moment, mon sang se glaça.
-Feyuz est l'anagramme de fuyez !
-Absolument mon garçon. Mais ce n'est pas tout.  Je vais te l'expliquer du début.
Y'a de ça plus d'un siècle, une famille avec un fils et une fille était venu dans ce village pour y habiter. Une nuit, alors que les parents étaient dans leur maison, leurs enfants se promenaient tout seul. Selon la légende, ils ont était mordus par des zombies. Leur corps ont étés enterrés et au dessus de leur cercueils la maison où tu habites a été construite. Depuis, chaque famille qui y a habité a perdu la vie, leur sang a été bu par ces deux qui ne veulent pas reposer en paix. Tu as sûrement du les voir. Ils se promènent dehors et les voisins savent tout, mais de peur, ils n'osent rien dire.

J'étais stupéfait. Et si ces deux enfants sont…
-Ebimoz et Metônaf peut être.
-Tout à fait. Je te laisse trouver leur vrai prénom.

C'est alors que j'ai été une fois de plus choqué.
-Ebimoz et l'anagramme de zombie, et Metônaf celui de fantôme! C'est eux deux qui parlent et qui apparaissent chez moi !
- Écoute bien ce que je vais dire maintenant. La chose la plus importante c'est qu'ils sucent le sang de leurs victimes la sixième nuit.  Ça fait combien de jours que vous êtes dans cette maison?

Je sentais que j'allais m'évanouir.
-Cette nuit va être notre sixième dans la maison!
-Mon garçon, sortais immédiatement de cette maison ! Partez-le plus loin possible et ne revenez plus jamais ici !

Après ces mots, je suis allé en courant pour en parler à mes parents.
-Arrête de dire des bêtises, cria mon père.
-Mais papa, je dis la vérité. Crois-moi s'il te plaît, dis-je en pleurant.
-Papa, Amsterdam dit la vérité j'entends ces bruits aussi. Partons de là et rentrons dans notre ancienne maison.
-Les enfants je ne sais pas ce qu'il vous prend, mais arrêtez de dire des choses qui n'ont aucun sens. Julie pourquoi ne prends-tu pas ma défense ?
-Patrick, je dois avouer que je crois aussi aux enfants.
-Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi s'il te plaît !

Il était 22 heures, puis brusquement...
-Papa les lumières se sont éteintes qu'est ce qu'il se passe ?
Avant que mon père ne puisse répondre, on entendit des rires diaboliques.
-Hahaha vous êtes notre dîner. On va sucer votre sang.
On était tous tétanisés.
- Les enfants, on part de la maison courez tous vers la porte de sortie, cria mon père avec peur.
-Je tourne la clé mais la porte ne s'ouvre pas, papa, qu'allons nous faire?

C'est à ce moment là que Metônaf et Ebimoz apparurent. Ils nous fixaient avec leurs yeux diaboliques.
-On va sucer votre sang, les amis hahaha.
Ce sourire me glaça le sang.
Je voulais bouger mais je n'y arrivais pas.
-Les enfants, je suis désolé de ne pas vous avoir cru, dit mon père d'une voix très triste.

Nous étions pris dans leur piège. Aucun de nous n’arrivait à bouger jusqu'à....
Boum quelqu'un venait de casser la porte de sortie. C'était le bibliothécaire, il venait nous aider.
-Sortez immédiatement avant qu'ils ne vous piègent encore.

Nous avons  quitté la maison en vitesse et on s'est dépêché d'aller à la voiture. Puis papa a dit :
-Les enfants, j'ai oublié la clé de la voiture dans la maison. Amsterdam peux tu aller la chercher s'il te plaît ?


FIN

"Voisin Dangereux" de Gabriel Kasmi (8 ans)



Je m’appelle John, j’ai 12 ans, j’ai les yeux marron et les cheveux noirs. J’ai une sœur, très agaçante, excitée, qui a les cheveux longs et bruns et des yeux noirs, et elle a dix ans. Elle s’appelle Emma. Hé ! Mais il fait quoi là ? J’ai l’impression que… dis-je en regardant mon voisin de ma fenêtre avec des jumelles.

- Booh ! Je t’ai fait peur ! dit ma sœur, fière de sa blague.
- Tu ne m’as même pas fait peur, dis-je en mentant. Elle est agaçante.
- Tu faisais quoi ? Tu regardais encore chez le voisin ? Tu sais que les parents ne veulent pas que tu fasses cela, je vais leur dire.
- Il fait des choses bizarres. Un jour, je l’ai vu ouvrir la porte et faire apparaître, de la cave, une main coupée.
- N’importe quoi ! dit ma sœur.
- Mais c’est vrai ! Elle ne me croît jamais.
- Papa !  Maman ! John regarde chez le voisin !
- Oh non. Elle est vraiment agaçante. Mes parents rentrèrent dans ma chambre. Je cru qu’ils allaient me gronder.
- On a besoin de te parler me dirent-ils.
- Oui je sais. Pensant qu’ils allaient me parler du voisin.
- Non tu ne sais pas. Me dirent-ils. Tu vas rester seul pendant quelques jours.
- Pourquoi ? répondis-je étonné.
- Ton cousin s’est gravement blessé, il est à l’hôpital et nous partons soutenir ton oncle et ta tante.
- Est-ce que je peux venir ?
- Non parce qu’il va être opéré et, dans cette clinique, les enfants de moins de 16 ans ne sont pas autorisés à venir.
- Ok ! dis-je un peu triste pour mon cousin.
- Qu’est-ce qui se passe ? demanda ma sœur.
- Ce n’est pas tes affaires, dis-je brusquement.
- Tu resteras avec John pendant quelques jours, dit mon père.
- Nous devons partir tout de suite, rétorqua maman.
- Bon. Ils sont partis, dis-je en soupirant. Je crois que je vais en profiter. Je vais aller jeter un œil chez le voisin.
- C’est moi qui commande, dit ma sœur.
- Non, c’est à moi que Papa et Maman ont demandé de veiller sur toi, dis-je avec un ton autoritaire. Alors tu m’obéies, lui demandai-je brusquement.
- Non.
- Si.
- Bon ok, dit-elle en soupirant.
- Je vais aller jeter un coup d’œil chez le voisin. Tu vas l’occuper.
- Pourquoi je t’obéirais sur ça ? dit ma sœur.
- Parce que Papa et Maman ont dit que tu devais m’obéir pendant leur absence. Tu vas faire la discussion avec lui et, pendant ce temps, je rentrerai par la porte de derrière. Alors qu’est-ce que tu attends ? Vas-y !
- Ok, dit-elle avec un ton contrarié.

Je couru en bas pendant qu’Emma discutait avec le voisin et je filai par la porte de derrière. Juste après, je découvris la cave du voisin, mais elle était fermée à clé, avec des planches de bois qui clouaient la porte et un cadenas. Le voisin revint alors dans la maison. Je couru, en cachette, jusque chez moi. J’appelai ma sœur avec mon portable pour lui dire de rentrer. Et elle rentra aussitôt en courant. Ma sœur se retrouva dans la cuisine et je la rejoignis.

- Pourquoi m’as-tu fait rentrer dans la maison ? dis ma sœur. Pourquoi n’es-tu pas rentré dans la cave ?
- Parce qu’elle était fermée à clé et que le voisin rentrait. Je suis donc rentré à la maison et t’ai appelé pour que tu reviennes.
- Pourquoi as-tu voulu que je revienne ?
- J’ai gardé la porte ouverte de la maison. Il se serait douté de notre plan.
- Peut-être.
- Oh non.
- Quoi tu crois que…
- Oui, il a compris le plan. Il est à la porte de la maison.
- Tu crois qu’il vient pour nous ?
- Oui.
- Tu as un plan ?
- Faire comme si il n’y avait personne.
- Il y a quelqu’un ? Dit mon voisin en sonnant et toquant de façon brusque à la porte.

N’ayant aucune réponse, au bout de quelques minutes mon voisin rentra chez lui.

- Ouf ! Il est parti, dis-je d’un ton rassuré. Il fait nuit, on ferait mieux d’aller se coucher.
- Tu as raison.

Je me mis dans mon lit et m’endormis. Au réveil, après mon petit-déjeuner, je partis regarder dans la boîte aux lettres, quand soudain, je vis une lettre signée de mon voisin. Je repartais dans la maison et ma sœur me demanda :

- Qu’est-ce qu’il y a dans le courrier ?
- Facture, facture, facture, amende…
- Amende ? Papa a eu une amende ?
- Oh fis-je d’un ton effrayé. Une lettre du voisin. On la lit ensemble ? Il était marqué :

Chers enfants, Je vous déconseille fortement de m’espionner.
Votre dangereux voisin.

Soudain, j’eus la chair de poule.

- Tu crois que si on continue de l’espionner, il nous tuerait ? dit Emma.
- Je ne crois pas qu’il fasse cela, dis-je pas très rassuré. On va retourner chez lui pour lui présenter nos excuses.
- Mauvaise idée, dit Emma toujours inquiète.
- Je sais que tu t’inquiètes.
- Alors ? On le fait ou pas ? dit Emma pressée.

 On courut jusqu’à la porte du voisin et on sonna.

- Bonjour monsieur ! Nous vous présentons nos excuses très sincèrement de vous avoir espionné.

Le voisin voulu faire connaissance et nous invita très gentiment dans sa maison. Une musique passait en fond, dont les paroles parlaient de tuer.

- Pourquoi vous n’avez pas répondu quand j’ai toqué à la porte hier ?
- Nos parents nous ont laissé seuls et nous ont demandé de ne pas ouvrir la porte aux gens que l’on ne connaît pas.
- Vos parents ne vous ont jamais dit qui j’étais ?
- Non. Dis-je inquiet.
- Je m’appelle Monsieur Savidange.
- Je crois qu’il est l’heure de rentrer. Dis-je en mentant.
- Nous avons à peine eu le temps de faire connaissance, dit mon voisin.
- Désolée, mais on doit partir, dit ma sœur.

Nous rentrâmes à la maison, et soudain j’eu une idée. Si nous allions au cinéma ?

- Oui. Dit ma sœur. Il y a quoi au cinéma ?
- « Le voisin tueur ». Ce serait bien ?
- Oui, ok ! Alors on y va ?

Nous arrivâmes au cinéma.

- On demanda deux entrées pour « Le voisin tueur ».
- Désolé, dit le guichetier, ce film est autorisé à partir de 16 ans. Quel âge avez-vous ?
- Je répondis 12 ans et ma sœur 10 ans.
- Désolé, je ne peux vraiment pas vous donner de billets.
- Je crois que j’ai une idée. Dis-je à ma sœur en chuchotant.
- C’est quoi ton idée ? dit-elle avec curiosité.
- Je vais te  faire la courte échelle et nous allons emprunter un manteau sur le porte-manteau de l’entrée. Nous nous cacherons dessous et tu te feras passée pour une invitée. Une fois sous le manteau, nous nous dirigeâmes vers le guichetier et, ma sœur, sur mes épaules demanda :
- Bonjour, je souhaiterais un billet pour « Le voisin tueur », dit ma sœur d’une voix grave.
- Tenez Madame ! Bonne projection.

La supercherie avait fonctionné.

- Je marchai rapidement vers la salle de cinéma et, quand le guichetier ne pouvait plus nous voir, nous sortîmes du manteau. Ensuite, on alla regarder notre film et à la fin de celui-ci, nous sortîmes par la porte de derrière. Nous remirent délicatement et en cachette le manteau à l’entrée du cinéma.

On rentra ensuite chez nous, pas très rassurés après le film que nous venions de voir.

- Je crois que c’est l’heure de dormir, dis-je fatigué.

Soudain, je me réveillai dans mon sommeil car j’avais fait un cauchemar : je rêvai que j’allai chez le voisin et qu’il me surprit dans la cuisine. Il avait pris un couteau et me l’enfonça dans le ventre.

J’étais angoissé et je choisi de réveiller ma sœur.

Le week-end étant passé. Elle me dit :

- Pourquoi tu ne me laisses pas dormir ?
- Ce n’est plus la nuit ! dis-je content qu’elle se réveille. Ensuite, nous prîmes notre petit-déjeuner et nous habillèrent en attendant le car pour aller à l’école. Le car arriva
- Enfin ! Dit ma sœur.
- Mais il arrive à l’heure c’est bon qu’est-ce qui t’arrive.
- Rien !
- Ah je sais t’es stressée. Dis-je d’un ton moqueur.
- N’importe quoi.
- Ouais c’est ça, au lieu de se disputer on devrait monter dans le car.
- Tu as raison. Dit ma sœur.

On monta dans le car et je m’assis à côté de mon pote, Marcus, mon seul pote. Parce que depuis que je raconte ce qui se passe chez mon voisin, tout le monde a renoncé à être mon ami, sauf Marcus.

Parce que lui, au moins, il me croît. Lui aussi, il a un voisin bizarre.

- Salut, Marcus ! Marcus a les yeux verts et les cheveux blonds.
- Salut, John ! dit-il.
- Comment tu vas Marcus ? Je m’assis à côté de lui et on discuta jusqu’à l’arrivée du car à l’école. Une fois arrivés, nous descendîmes du car.
- Est-ce que ton voisin a fait des trucs bizarres ? Me demanda Marcus.
- Non, pas récemment. Enfin, je ne l’ai pas vu ce matin.

Après la journée d’école, je rentrais à la maison avec Emma. Soudain, notre voisin sortit de chez lui et il  me regarda intensément et fit un signe de son doigt, sous gorge, me menaçant.

J’eus très peur et je pris ma sœur par le bras. Nous courûmes jusqu’à la maison. On ferma toutes les portes et les fenêtres à clé. Je restai dans la cuisine, en cas d’urgence, pour me fournir des armes.

- J’ai peur John ! Très, très peur ! dit Emma effrayée.
- Cette fois, je crois qu’il nous déclare la guerre.

Soudain, par la fenêtre de la cuisine, je le vis s’approcher de la maison.

- Fais-vite, prends un couteau ! dit ma sœur pressée et apeurée.

Submergé par la peur, je pris un gros couteau à viande.

J’ouvris brusquement la fenêtre et ma sœur me dit :

- T’es malade ! Pourquoi tu ouvres la fenêtre ?
- Je t’expliquerai plus tard. Voyant le voisin s’approcher avec un couteau à la main je dis :
- Dégage où je te mets un couteau dans le ventre, dis-je agressivement.
- Il me menaçait de son couteau et je dis à ma sœur de sortir par la porte de derrière et de se rendre chez notre grand-mère qui habitait tout près de chez nous.

Nous courûmes de toutes nos forces pendant que le voisin, qui avait réussi à entrer, nous cherchait dans la maison.

Nous arrivâmes chez notre grand-mère, à bout de souffle.

- Ouvre la porte mamie ! Cria-t-on en même temps.
- Emma reste chez mamie. Moi je rentre à la maison.
- Bah pourquoi ? Je veux venir avec toi.
- Non c’est trop dangereux. Tu restes ici avec mamie. Tu seras en sécurité.
- Je repartis à la maison. Arrivé devant la maison du voisin, je regardai si la voie était libre et rentrait par la porte de derrière. Dès que j’eus passé la porte. J’entendis du bruit. J’éteignis le chauffage pour occuper le voisin. Pendant qu’il allait voir ce qui se passait sur sa chaudière, j’en profitai pour visiter toutes les pièces. En montant au premier étage, je me rendis compte que celui-ci était inondé.
- Qu’est-ce que c’est que ça ? Je suis en train de rêver ou quoi ? dis-je étonné.

Les meubles flottaient. Je nageai jusqu’à la porte d’une autre pièce dans laquelle je réussis à entrer. Celle-ci n’était pas inondée car elle était surélevée d’une marche assez haute.

Dans le fond, je vis un berceau avec une clé dedans. Je ne pus m’empêcher de la saisir, elle était accrocher à une corde et en tirant dessus, un mécanisme se déclencha, qui ouvrit une autre pièce. En y entrant, je découvris un jeu tir.

- C’est génial ! Dis-je.

Un panneau affichait qu’avec trois tirs réussis, tu pouvais gagner la clé… de la cave. Je saisi le fusil à plombs qui était posé au sol. Je visai la cible et réussi trois coups l’un après l’autre. Je ne pus m’empêcher de pousser un cri de victoire. La clé apparue sur plateau sous la cible. Je descendis très vite au garage pour prendre un marteau pour déclouer la clé qui était coincée par un clou.

La clé en mains, je me rendis à la cave, tremblant.

À peine eussé-je réussi à ouvrir la porte que le voisin, qui était juste derrière moi, me mit un coup sur la tête. Je m’évanouis.

Quelques heures plus tard, quand je repris connaissance, je vis se refermer sur moi un couvercle de cercueil qu’avait jeté mon voisin.

- Aaaaaah !


FIN