"Voisin Dangereux" de Gabriel Kasmi (8 ans)



Je m’appelle John, j’ai 12 ans, j’ai les yeux marron et les cheveux noirs. J’ai une sœur, très agaçante, excitée, qui a les cheveux longs et bruns et des yeux noirs, et elle a dix ans. Elle s’appelle Emma. Hé ! Mais il fait quoi là ? J’ai l’impression que… dis-je en regardant mon voisin de ma fenêtre avec des jumelles.

- Booh ! Je t’ai fait peur ! dit ma sœur, fière de sa blague.
- Tu ne m’as même pas fait peur, dis-je en mentant. Elle est agaçante.
- Tu faisais quoi ? Tu regardais encore chez le voisin ? Tu sais que les parents ne veulent pas que tu fasses cela, je vais leur dire.
- Il fait des choses bizarres. Un jour, je l’ai vu ouvrir la porte et faire apparaître, de la cave, une main coupée.
- N’importe quoi ! dit ma sœur.
- Mais c’est vrai ! Elle ne me croît jamais.
- Papa !  Maman ! John regarde chez le voisin !
- Oh non. Elle est vraiment agaçante. Mes parents rentrèrent dans ma chambre. Je cru qu’ils allaient me gronder.
- On a besoin de te parler me dirent-ils.
- Oui je sais. Pensant qu’ils allaient me parler du voisin.
- Non tu ne sais pas. Me dirent-ils. Tu vas rester seul pendant quelques jours.
- Pourquoi ? répondis-je étonné.
- Ton cousin s’est gravement blessé, il est à l’hôpital et nous partons soutenir ton oncle et ta tante.
- Est-ce que je peux venir ?
- Non parce qu’il va être opéré et, dans cette clinique, les enfants de moins de 16 ans ne sont pas autorisés à venir.
- Ok ! dis-je un peu triste pour mon cousin.
- Qu’est-ce qui se passe ? demanda ma sœur.
- Ce n’est pas tes affaires, dis-je brusquement.
- Tu resteras avec John pendant quelques jours, dit mon père.
- Nous devons partir tout de suite, rétorqua maman.
- Bon. Ils sont partis, dis-je en soupirant. Je crois que je vais en profiter. Je vais aller jeter un œil chez le voisin.
- C’est moi qui commande, dit ma sœur.
- Non, c’est à moi que Papa et Maman ont demandé de veiller sur toi, dis-je avec un ton autoritaire. Alors tu m’obéies, lui demandai-je brusquement.
- Non.
- Si.
- Bon ok, dit-elle en soupirant.
- Je vais aller jeter un coup d’œil chez le voisin. Tu vas l’occuper.
- Pourquoi je t’obéirais sur ça ? dit ma sœur.
- Parce que Papa et Maman ont dit que tu devais m’obéir pendant leur absence. Tu vas faire la discussion avec lui et, pendant ce temps, je rentrerai par la porte de derrière. Alors qu’est-ce que tu attends ? Vas-y !
- Ok, dit-elle avec un ton contrarié.

Je couru en bas pendant qu’Emma discutait avec le voisin et je filai par la porte de derrière. Juste après, je découvris la cave du voisin, mais elle était fermée à clé, avec des planches de bois qui clouaient la porte et un cadenas. Le voisin revint alors dans la maison. Je couru, en cachette, jusque chez moi. J’appelai ma sœur avec mon portable pour lui dire de rentrer. Et elle rentra aussitôt en courant. Ma sœur se retrouva dans la cuisine et je la rejoignis.

- Pourquoi m’as-tu fait rentrer dans la maison ? dis ma sœur. Pourquoi n’es-tu pas rentré dans la cave ?
- Parce qu’elle était fermée à clé et que le voisin rentrait. Je suis donc rentré à la maison et t’ai appelé pour que tu reviennes.
- Pourquoi as-tu voulu que je revienne ?
- J’ai gardé la porte ouverte de la maison. Il se serait douté de notre plan.
- Peut-être.
- Oh non.
- Quoi tu crois que…
- Oui, il a compris le plan. Il est à la porte de la maison.
- Tu crois qu’il vient pour nous ?
- Oui.
- Tu as un plan ?
- Faire comme si il n’y avait personne.
- Il y a quelqu’un ? Dit mon voisin en sonnant et toquant de façon brusque à la porte.

N’ayant aucune réponse, au bout de quelques minutes mon voisin rentra chez lui.

- Ouf ! Il est parti, dis-je d’un ton rassuré. Il fait nuit, on ferait mieux d’aller se coucher.
- Tu as raison.

Je me mis dans mon lit et m’endormis. Au réveil, après mon petit-déjeuner, je partis regarder dans la boîte aux lettres, quand soudain, je vis une lettre signée de mon voisin. Je repartais dans la maison et ma sœur me demanda :

- Qu’est-ce qu’il y a dans le courrier ?
- Facture, facture, facture, amende…
- Amende ? Papa a eu une amende ?
- Oh fis-je d’un ton effrayé. Une lettre du voisin. On la lit ensemble ? Il était marqué :

Chers enfants, Je vous déconseille fortement de m’espionner.
Votre dangereux voisin.

Soudain, j’eus la chair de poule.

- Tu crois que si on continue de l’espionner, il nous tuerait ? dit Emma.
- Je ne crois pas qu’il fasse cela, dis-je pas très rassuré. On va retourner chez lui pour lui présenter nos excuses.
- Mauvaise idée, dit Emma toujours inquiète.
- Je sais que tu t’inquiètes.
- Alors ? On le fait ou pas ? dit Emma pressée.

 On courut jusqu’à la porte du voisin et on sonna.

- Bonjour monsieur ! Nous vous présentons nos excuses très sincèrement de vous avoir espionné.

Le voisin voulu faire connaissance et nous invita très gentiment dans sa maison. Une musique passait en fond, dont les paroles parlaient de tuer.

- Pourquoi vous n’avez pas répondu quand j’ai toqué à la porte hier ?
- Nos parents nous ont laissé seuls et nous ont demandé de ne pas ouvrir la porte aux gens que l’on ne connaît pas.
- Vos parents ne vous ont jamais dit qui j’étais ?
- Non. Dis-je inquiet.
- Je m’appelle Monsieur Savidange.
- Je crois qu’il est l’heure de rentrer. Dis-je en mentant.
- Nous avons à peine eu le temps de faire connaissance, dit mon voisin.
- Désolée, mais on doit partir, dit ma sœur.

Nous rentrâmes à la maison, et soudain j’eu une idée. Si nous allions au cinéma ?

- Oui. Dit ma sœur. Il y a quoi au cinéma ?
- « Le voisin tueur ». Ce serait bien ?
- Oui, ok ! Alors on y va ?

Nous arrivâmes au cinéma.

- On demanda deux entrées pour « Le voisin tueur ».
- Désolé, dit le guichetier, ce film est autorisé à partir de 16 ans. Quel âge avez-vous ?
- Je répondis 12 ans et ma sœur 10 ans.
- Désolé, je ne peux vraiment pas vous donner de billets.
- Je crois que j’ai une idée. Dis-je à ma sœur en chuchotant.
- C’est quoi ton idée ? dit-elle avec curiosité.
- Je vais te  faire la courte échelle et nous allons emprunter un manteau sur le porte-manteau de l’entrée. Nous nous cacherons dessous et tu te feras passée pour une invitée. Une fois sous le manteau, nous nous dirigeâmes vers le guichetier et, ma sœur, sur mes épaules demanda :
- Bonjour, je souhaiterais un billet pour « Le voisin tueur », dit ma sœur d’une voix grave.
- Tenez Madame ! Bonne projection.

La supercherie avait fonctionné.

- Je marchai rapidement vers la salle de cinéma et, quand le guichetier ne pouvait plus nous voir, nous sortîmes du manteau. Ensuite, on alla regarder notre film et à la fin de celui-ci, nous sortîmes par la porte de derrière. Nous remirent délicatement et en cachette le manteau à l’entrée du cinéma.

On rentra ensuite chez nous, pas très rassurés après le film que nous venions de voir.

- Je crois que c’est l’heure de dormir, dis-je fatigué.

Soudain, je me réveillai dans mon sommeil car j’avais fait un cauchemar : je rêvai que j’allai chez le voisin et qu’il me surprit dans la cuisine. Il avait pris un couteau et me l’enfonça dans le ventre.

J’étais angoissé et je choisi de réveiller ma sœur.

Le week-end étant passé. Elle me dit :

- Pourquoi tu ne me laisses pas dormir ?
- Ce n’est plus la nuit ! dis-je content qu’elle se réveille. Ensuite, nous prîmes notre petit-déjeuner et nous habillèrent en attendant le car pour aller à l’école. Le car arriva
- Enfin ! Dit ma sœur.
- Mais il arrive à l’heure c’est bon qu’est-ce qui t’arrive.
- Rien !
- Ah je sais t’es stressée. Dis-je d’un ton moqueur.
- N’importe quoi.
- Ouais c’est ça, au lieu de se disputer on devrait monter dans le car.
- Tu as raison. Dit ma sœur.

On monta dans le car et je m’assis à côté de mon pote, Marcus, mon seul pote. Parce que depuis que je raconte ce qui se passe chez mon voisin, tout le monde a renoncé à être mon ami, sauf Marcus.

Parce que lui, au moins, il me croît. Lui aussi, il a un voisin bizarre.

- Salut, Marcus ! Marcus a les yeux verts et les cheveux blonds.
- Salut, John ! dit-il.
- Comment tu vas Marcus ? Je m’assis à côté de lui et on discuta jusqu’à l’arrivée du car à l’école. Une fois arrivés, nous descendîmes du car.
- Est-ce que ton voisin a fait des trucs bizarres ? Me demanda Marcus.
- Non, pas récemment. Enfin, je ne l’ai pas vu ce matin.

Après la journée d’école, je rentrais à la maison avec Emma. Soudain, notre voisin sortit de chez lui et il  me regarda intensément et fit un signe de son doigt, sous gorge, me menaçant.

J’eus très peur et je pris ma sœur par le bras. Nous courûmes jusqu’à la maison. On ferma toutes les portes et les fenêtres à clé. Je restai dans la cuisine, en cas d’urgence, pour me fournir des armes.

- J’ai peur John ! Très, très peur ! dit Emma effrayée.
- Cette fois, je crois qu’il nous déclare la guerre.

Soudain, par la fenêtre de la cuisine, je le vis s’approcher de la maison.

- Fais-vite, prends un couteau ! dit ma sœur pressée et apeurée.

Submergé par la peur, je pris un gros couteau à viande.

J’ouvris brusquement la fenêtre et ma sœur me dit :

- T’es malade ! Pourquoi tu ouvres la fenêtre ?
- Je t’expliquerai plus tard. Voyant le voisin s’approcher avec un couteau à la main je dis :
- Dégage où je te mets un couteau dans le ventre, dis-je agressivement.
- Il me menaçait de son couteau et je dis à ma sœur de sortir par la porte de derrière et de se rendre chez notre grand-mère qui habitait tout près de chez nous.

Nous courûmes de toutes nos forces pendant que le voisin, qui avait réussi à entrer, nous cherchait dans la maison.

Nous arrivâmes chez notre grand-mère, à bout de souffle.

- Ouvre la porte mamie ! Cria-t-on en même temps.
- Emma reste chez mamie. Moi je rentre à la maison.
- Bah pourquoi ? Je veux venir avec toi.
- Non c’est trop dangereux. Tu restes ici avec mamie. Tu seras en sécurité.
- Je repartis à la maison. Arrivé devant la maison du voisin, je regardai si la voie était libre et rentrait par la porte de derrière. Dès que j’eus passé la porte. J’entendis du bruit. J’éteignis le chauffage pour occuper le voisin. Pendant qu’il allait voir ce qui se passait sur sa chaudière, j’en profitai pour visiter toutes les pièces. En montant au premier étage, je me rendis compte que celui-ci était inondé.
- Qu’est-ce que c’est que ça ? Je suis en train de rêver ou quoi ? dis-je étonné.

Les meubles flottaient. Je nageai jusqu’à la porte d’une autre pièce dans laquelle je réussis à entrer. Celle-ci n’était pas inondée car elle était surélevée d’une marche assez haute.

Dans le fond, je vis un berceau avec une clé dedans. Je ne pus m’empêcher de la saisir, elle était accrocher à une corde et en tirant dessus, un mécanisme se déclencha, qui ouvrit une autre pièce. En y entrant, je découvris un jeu tir.

- C’est génial ! Dis-je.

Un panneau affichait qu’avec trois tirs réussis, tu pouvais gagner la clé… de la cave. Je saisi le fusil à plombs qui était posé au sol. Je visai la cible et réussi trois coups l’un après l’autre. Je ne pus m’empêcher de pousser un cri de victoire. La clé apparue sur plateau sous la cible. Je descendis très vite au garage pour prendre un marteau pour déclouer la clé qui était coincée par un clou.

La clé en mains, je me rendis à la cave, tremblant.

À peine eussé-je réussi à ouvrir la porte que le voisin, qui était juste derrière moi, me mit un coup sur la tête. Je m’évanouis.

Quelques heures plus tard, quand je repris connaissance, je vis se refermer sur moi un couvercle de cercueil qu’avait jeté mon voisin.

- Aaaaaah !


FIN

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